Un merci tout particulier à Patricia !

Voici quelques jolies photos prises par Patricia pour nous remémorer un moment de rêverie au cœur de la Mosquée de Paris, lors de la visite du 22 septembre dernier.

Vue générale

Vue générale

Le hammam se devine !

Le hammam se devine !

Le Minaret

Le Minaret

Entrons dans le jardin...

Entrons dans le jardin…

Au coeur du patio

Au cœur du patio

Les zelliges (détail du patio)

Les zelliges (détail du patio)

Pour en savoir plus, venez visiter ce monument hors du temps !

Direction Noirmoutier !

Ce coup de cœur est dédié à ce qu’on appelle l’or blanc et plus particulièrement à ceux qui perpétuent la tradition de sa récolte :  les sauniers et leurs marais salants.

 Jusqu’au XXe siècle, le sel est  utilisé pour la conservation des aliments. De ce fait, il  a une grande valeur financière : c’est le roi de France Philippe IV qui, au XIVe siècle, crée la gabelle sur le sel, un impôt indirect dont tout paysan doit s’acquitter en reversant une partie du sel récolté à son seigneur, dans les greniers à sel. Le XIXe siècle puis le XXe siècle ont vu un certain nombre de techniques évoluer.
En 1923 est créé le réfrigérateur à usage domestique, ce qui n’est pas sans conséquences sur le mode de conservation des aliments. Ceci a largement causé le déclin de l’activité saunière.
Aujourd’hui, chaque foyer à son réfrigérateur. Toutefois le sel est un élément phare de la cuisine et un certain nombre de jeunes producteurs ont décidé de reprendre la culture du sel.
L’île de Noirmoutier, recouverte pour un tiers par des marais salants, est aujourd’hui un exemple de ce renouveau de l’activité saunière.
Une centaine de sauniers s’attache à faire revivre tout ce réseau de bassins et de canaux pour la récolte du sel.
Quoi de mieux que de se faire expliquer cette histoire par des passionnés comme Karine et Sébastien qui vous accueillent au cœur de l’île de Noirmoutier sur le Marais Mounet.
Le marais Mounet - île de Noirmoutier

Le marais Mounet – île de Noirmoutier

D’œillets en œillets (bassins de récolte), c’est l’histoire de la production du gros sel ou de la fleur de sel qui vous sera contée.
Si vous êtes en visite de ce côté de la Vendée, n’hésitez donc pas à leur rendre visite.
Sébastien Pommeau et Karine Baudouin
24 rue du Hameau de la Loire
85680 La Guérinière

Découverte de l’Hôtel de Soubise, le 26 septembre.

Venez profiter d’une pause hors du temps chez les princes de Soubise samedi prochain.

Hôtel de Soubise

Hôtel de Soubise

Les visites d’Emile vous proposent de découvrir : 

« l’Hôtel de Soubise, une demeure princière »

 Samedi 26 septembre à 15h

Rendez-vous dans la cour de l’Hôtel de Soubise (Archives Nationales, 60 rue des Francs-Bourgeois, 75003)

Places limitées, pensez à réserver.
Durée : 2 h
Participation : 12€ (-16 ans 6€)

Prévoir 3€ pour l’entrée du monument

Les Gobelins… De la famille à la Manufacture…

Vous dites « Gobelin(s) » ?

Alors entrez au n°42 de l’avenue des Gobelins (Paris 13e). Vous y découvrirez un savoir-faire français historique : celui de la tapisserie.

Une fois passé la grande galerie bordant l’avenue, la célèbre Manufacture voulue par Louis XIV et Colbert révèle son passé glorieux.

Avant d’en arriver à cette époque, il faut se demander pourquoi nomme-t-on cette manufacture « Les Gobelins ». Elle doit son nom à une famille venue tout droit de Champagne. Un dénommé Jean Gobelin est attesté comme marchand teinturier et drapier dans le faubourg parisien dit de Saint-Marcel au XVe siècle. Son fils, Philibert,  perpétue la tradition familiale de la draperie dans ce même quartier. Une famille de grand renom est née. Les membres de cette famille gravissent les échelons : Jacques Gobelin (+1563) devient conseiller auprès du roi. Un dénommé Pierre Gobelin s’offre le luxe d’habiter la place des Vosges en son hôtel qui jouxte le Pavillon de la Reine.

Autre membre de la famille devenu illustre par la renommée de son épouse : Antoine Gobelin, chevalier de Malte et Marquis de Brinvilliers. Celui-ci est l’époux d’une des empoisonneuses les plus notoires sous Louis XIV : Marie-Madeleine, marquise de Brinvilliers (balade Le Marais, Crimes et Méfaits).

Cette famille a su faire prospérer leur activité de drapier à un point tel que Colbert décide le regroupement de différents ateliers de tissage au lieu-même des ateliers de cette famille. Ainsi, le début du règne personnel de Louis XIV voit la naissance de « la manufacture des meubles de la Couronne ». Charles Le Brun, peintre de Louis XIV, prend en main la gestion de l’établissement. Il meurt en 1690 dans un des bâtiments de la Manufacture. La vie s’y organise en vase clos. En 1723 est édifiée la chapelle Saint-Louis pour l’ensemble du personnel, édifice encore en place actuellement.

Chapelle Saint-Louis (Au fond) - Bâtiment du lieu de décès de Le Brun (à droite)

Chapelle Saint-Louis (Au fond) – Bâtiment du lieu de décès de Le Brun (à droite)

De grands tapissiers viennent y pratiquer leur art. Jean Jans (+1723), tapissier ordinaire de roi, est de ceux-là. De 1662 à 1668, il occupe des ateliers qui sont encore visibles en 2015.

Atelier de haute lisse occupé par Jean Jans

Atelier de haute lisse occupé par Jean Jans

La deuxième moitié du XVIIIe siècle voit l’activité de la Manufacture ralentir. Il faut attendre l’arrivée de Napoléon I au pouvoir pour que la tapisserie retrouve ses titres de noblesse.  Quelques années plus tard, une partie de la production est envoyée à Beauvais d’où la naissance d’une nouvelle terminologie dans le monde du tissage. A l’inverse un autre centre de tapisserie rejoint officiellement les Gobelins, celle de la Savonnerie. Il faut attendre 1937 pour que l’histoire de toutes ces manufactures s’unisse sous la tutelle du Mobilier National.

Aujourd’hui la Manufacture des Gobelins est le centre d’un savoir-faire à classer dans le secteur du luxe à la française. Les sujets traités par les lissiers sont en perpétuelle évolution. Pour que cette tradition vive, la Manufacture propose une formation initiale ou continue, pour transmettre les gestes des lissiers.

La Galerie de la Manufacture est également un espace d’exposition. Jusqu’au 13 décembre, vous pouvez y découvrir une exposition « Le bivouac de Napoléon, Luxe et ingéniosité en campagne »,

Pour toute autre information, consultez le site du Mobilier National.

La Grande Mosquée de Paris s’ouvre à vous !

Prochaine visite mardi prochain, 22 septembre à 14h45, le complexe musulman de Paris.

Vous y découvrirez un monde aux odeurs et aux couleurs différentes en plein cœur de Paris. Le bassin méditerranéen vous dévoilera ses délices. Les histoires et l’Histoire de la Grande Mosquée vous seront contées. Venez nombreux !

N’hésitez pas à vous inscrire.

Pour plus d’informations  : Visite du complexe musulman de Paris

La Grande Mosquée de Paris

La Grande Mosquée de Paris

Rentrée culturelle septembre

 

Voici une rentrée culturelle qui s’annonce variée en activités et en thèmes.

Dans un premier temps ce sont deux balades que les Visites d’Emile vous proposent :  

 Mercredi 16 septembre à 14H45

Balade découverte « Saint-Honoré, Vendôme, le Luxe à la Française »

Rdv : devant l’église Saint-Roch (296 rue Saint-Honoré, 75001)

Collection Maison Chaumet

Collection Maison Chaumet

****

Vendredi 18 septembre à 14h45

Balade découverte « Le Marais, Crimes et Méfaits »

Rdv : devant le centre Wallonie-Bruxelles (129 rue Saint-Martin, 75004)

Ces visites sont l’occasion de faire une jolie pause culturelle à Paris.

N’hésitez pas à vous inscrire ici et à consulter le programme du mois de septembre.

Venez découvrir le château de la Ferté-Saint-Aubin !

Un certain nombre d’articles ont déjà fait l’éloge du château de la Ferté-Saint-Aubin. Il n’en est pas moins que ce monument vaut le détour. Situé dans le sud du département du Loiret, à trente minutes au sud d’Orléans, il est actuellement la propriété de la famille Guyot qui a su redonner tout le faste que ce lieu mérite.

Entrée principale

Entrée principale

C’est au tout début du Moyen-Age qu’il faut remonter pour trouver les origines de ce lieu. Laissez courir votre imagination  et représentez-vous une forteresse : en 1025, la présence d’un châtelet est bien attestée. Cette seigneurie passe de mains en mains. En 1157, Raoul des Nids par son mariage avec Alix (ou Adélaïde) de la Ferté-Nabert (ancien nom du lieu) en devient le seigneur.

Du XIIIe au XIVe siècle, ce château devient successivement la propriété des familles de l’Isle, de Mornay, de Meung.

En 1458, Jean d’Etampes, peu de temps après son mariage avec Marie de Mortemart, descendante de la famille Rochechouart, se positionne en seigneur terrien en achetant le château et ses dépendances. La Ferté-Nabert entre ainsi dans l’escarcelle d’un grand seigneur du royaume de France : proche du roi Louis XI, il reçoit de celui-ci bon nombre de gratifications.

En 1562, le château est en mauvais état. Par la suite, le climat de tension qu’a généré les guerres de religions s’apaisant, une campagne de reconstruction est engagée sous la surveillance du nouveau maître des lieux : Henri de  Saint-Nectaire, marquis de la Ferté-Sénnecterre. Henri tient ses droits sur le château par sa grand-mère paternelle, Marguerite d’Etampes, elle-même petite-fille du couple Jean d’Etampes-Marie de Mortemart, mentionné ci-dessus. Henri construit  ce que l’on appelle actuellement le petit château. Il s’agit de la partie nord de l’actuel bâtiment central. Ce nouveau seigneur marque de son empreinte cette seigneurie : le nom de la Ferté-Nabert se transforme en Ferté-Sénnecterre ou Ferté-Saint-Nectaire en souvenir des anciennes possessions auvergnates de la famille. Le toponyme « Ferté-Saint-Aubin » vient plus tard par annexion des deux lieux-dits : la Ferté et Saint-Aubin.

Pavillon central et Petit Château à gauche

Les travaux d’embellissements se poursuivent et c’est à Henri François II (+1681), maréchal de la Ferté-Sénnecterre et fils du précédent Henri, à qui l’on doit le bâtiment central. Ces travaux n’ont pu être menés à leur terme du fait de problèmes financiers, ce qui explique encore aujourd’hui la présence du petit château. On ajoute également une chapelle dite de « Saint-Laurent » dans la cour d’honneur. Vous ne pouvez plus la voir puisque celle-ci a été détruite à la fin du XIXe siècle.

Du XVIIe au XVIIIe siècle, architectes, carriers ou maçons sont toujours à l’ouvrage au château. Ils construisent les communs qui sont de chaque coté du jardin à la française.

Les communs (écurie...)

Les communs (écurie…)

A partir de 1746, d’autres familles deviennent propriétaires des lieux : les Lowendal,  les Massena… En 1911 les O’Gorman en font l’acquisition et leurs descendants en sont propriétaires jusqu’en 1987, date à laquelle la famille Guyot se porte acquéreur de l’édifice.

Continuez la visite en entrant dans le bâtiment central.

L’intérieur de ce château témoigne du train de vie fastueux de ses occupants successifs. On y découvre des trophées de chasses, des portraits de famille, du mobilier XVIIIe et XIXe. L’esthétisme des  réceptions d’antan est au rendez-vous.

Si vous avez l’occasion de vous rendre en Sologne, n’hésitez pas à visiter le château de la Ferté-Saint-Aubin.

Contact : 2-4 rue Général-Leclerc à la Ferté-Saint-Aubin (45) / 02 38 76 52 72 / contact@chateau-ferte-st-aubin.com

Exposition au Carnavalet à ne pas manquer !

affiche de l'exposition

affiche de l’exposition « Napoléon et Paris » au musée du Carnavalet

Vous avez jusqu’à dimanche 30 août pour profiter de la superbe exposition consacrée à Napoléon et Paris.

On découvre ce haut personnage de l’Histoire de France en un jeune Bonaparte arrivant à l’école militaire mais très vite c’est le futur empereur que l’on voit s’affirmer au cours des œuvres exposées.

L’exposition se découpe en cinq étapes. La première est consacrée aux grands moments de la vie de Napoléon à Paris notamment son coup d’Etat du 18 et 19 brumaire (1799). Ensuite vient la séquence dédiée à l’administration de Paris en tant que ville et préfecture : vous verrez comment Napoléon I a fait la part belle à des ingénieurs pour concevoir ponts et bâtiments publics. La troisième partie se rapporte à la vie de cour : celle des Tuileries. Joséphine comme Marie-Louise y ont une place de choix. La pièce majeure dans ces salles est le trône de Napoléon du château des Tuileries (1804) exposé pour l’occasion au Carnavalet et conservé habituellement dans les collections du musée du Louvre. La quatrième partie est intitulée « La ville rêvée de Napoléon ». Celui-ci avait de très grandes ambitions urbanistiques pour la capitale de son empire : certains de ces projets ont vu le jour et sont encore sous nos yeux comme la colonne Vendôme (avec de nombreuses modifications) mais aussi d’autres projets fous comme la cité impériale au sommet de la colline de Chaillot (projet évoqué dans une des visites proposées par les visites d’Emile « Les Expositions Universelles ») . L’exposition clôt son parcours en se référant à la légende napoléonienne à Paris en rappelant le « retour des cendres » de l’empereur déchu.

C’est sans conteste le coup de cœur de la semaine.

Informations pratiques :

« Napoléon et Paris » jusqu’au 30 août 2015 au Musée Carnavalet-Histoire de Paris (16 rue des Francs-Bourgeois – 75003 Paris)

Horaires : du mardi au dimanche de 10h à 18h.

Balade conférence « Les Batignolles et les Batignollais » le 27 août

Les batignolles

Profitez du mois d’août pour visiter Paris.
Les visites d’Emile vous proposent sa dernière visite du mois d’août avant de prendre quinze jours de vacances.

Balade conférence « Les Batignolles et les Batignollais »

 le 27 août

à 14H45

C’est aux Batignolles que « Les visites d’Emile » vous convie à une parenthèse culturelle : venez découvrir ce petit hameau devenu le centre d’un arrondissement parisien. La vie des Batignollais sera le fil conducteur de la visite.

Rendez-vous à la sortie du métro Rome (ligne 2) (face au 60 boulevard des Batignolles)
Durée : 2 h
Participation : 12€ (-16 ans 6€)

N’hésitez pas à vous inscrire ici